Méthanisation des fumiers et lisiers.

La méthanisation transforme la cellulose, contenue dans les déjections, et dans la paille en méthane, CO2 et aussi SH2 (hydrogène sulfuré) polluant, toxique.
L’intérêt, se débarrasser de ces matières polluantes, souvent laissés à l’abandon dans les petites fermes et souvent aussi à proximité de ruisseaux.

Matière assez humide, donc peu énergétique et pas intéressante pour générer de l’électricité.
Plus le taux de matière organique est élevé, plus le rendement en méthane et, donc en énergie, est important. Les effluents de ferme (lisier et fumier) présentent une efficience limitée. Leur taux de matière organique est relativement faible, de l’ordre de 4 à 8% pour le lisier/fumier de vache.
ça libère l’ammoniaque, qui sent et pollue plus par les gaz générés.
On peut utiliser le CO2 produit dans la fermentation pour le combiner à l’ammoniaque pour faire du carbonate d’ammonium,  un solide soluble dans l’eau qui peut servir d’engrais.
Les nitrates ne sont pas décomposés. Mais ils peuvent être capturés par des cellules échangeuses d’ions.
Pour bien optimiser la décomposition de la cellulose, il vaudrait mieux broyer l’intrant.

Il serait plus intéressant de broyer les déjections solides, pour les rendre plus faciles à manipuler et de s’en servir systématiquement et localement comme engrais, en remplacement des nitrates importés. éventuellement en les transformant en pellets compressés et déshydratés

Les installations de chauffage bois en forte hausse en 2021

[…] La progression des chaudières à granulés de bois est tout aussi fulgurante ! Selon Propellet, l’association nationale des professionnels du chauffage au granulé de bois, plus de 25 000 appareils ont été vendus en 2020, contre 15 000 en 2019 et moins de 5000 en 2016. De même, seule une poignée de chaudières biomasse étaient vendues au début des années 2000. Aujourd’hui, la part des installations biomasse représente 15 % des installations. […]

La vente de poêles et chaudières à granulés de bois est en forte hausse en 2021.

Friches & pellets

à défaut de groupes électrogènes à bois et pellets, pas encore vendus en masse dans le commerce, il est possible d’utiliser dans les chaudières des particuliers des pellets biomasse fabriqués localement avec les produits de débroussaillage des friches. Ce qui permet de les valoriser et de rentabiliser ce débroussaillage.

En plus de la sciure récupérée dans les scieries ou des troncs entiers broyés ou des rémanents (branchages…), on peut utiliser pour fabriquer des pellets de la biomasse provenant de noisetiers, acacias, robiniers, ronces, paille, herbe, Miscanthus

Quelques presses du commerce et même artisanale, pour fabriquer des pellets localement:

Ces presses peuvent être achetées par des particuliers, un collectif d’habitants ou même des entreprises artisanales pour produire des pellets.