étude: Projet de fabrication de pellets en appoint d’une exploitation agricole, avec des résidus de débroussaillage et forestiers

étude : Projet de fabrication de pellets en ressource d’appoint dans une exploitation agricole, en complément d’une exploitation ayant déjà des tracteurs et engins de coupe.

1 -Les objectifs

Rentabiliser le débroussaillage des anciens prés et en faire une ressource d’appoint pour une exploitation agricole.
Capacité de production : 300 kg à 500 kg de pellets par personne, à l’heure.
Matériaux à traiter : plantes ligneuses : noisetiers, résidus d’exploitations forestières ( branches … ), fougères.

Deux machines : Le moteur de ces machines est l’utilisation du moteur du tracteur, avec une prise de force. L’intérêt est d’avoir un moteur conséquent > 70 CV, pour une production conséquente. Et en évitant d’acheter des moteurs supplémentaires.

  • Broyeur
  • Presse à pellets.

à suivre …

En bonus, méthanisation des plantes non ligneuses (fougères, orties, herbes, feuille) pour produire du méthane comprimé comme combustible pour les tracteurs

2- Le matériel


Sortie du PNRA animation thématique « Pelouse, lande ou forêt ? »

Col de Blazy 1311 m

#ariege Rando du PNRA de ce matin, prés de Sentein, du Playras, 1076 m, au col de Blazy,  1311 m, dénivelé 235 m. Dans d’anciens pacages (pelouses, prairies).  .

Vallée de l’Isard (photo de l’entête), au loin dans les nuages, le pic de Crabére, chaîne frontière.
Pluie orageuse à 14h30 qui a sonné la fin de la balade, juste au retour.
Le but de la sortie avec des naturalistes, ornithologue, botaniste, gestionnaire de l’espace montagnard, était d’expliquer la retransformation de l’espace de moyenne montagne, qui se ferme, (enfrichement avec fougères et noisetiers), éboulement des murets des terrasses et des chemins, en pâturages. D’autres sorties du même type à venir !

économie de revitalisation des vallées montagneuses

Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises

Samedi 10 juin, vous êtes invités à Sentein pour une animation autour de la thématique « Pelouse, lande ou forêt ? »

Comment évoluent nos paysages et pourquoi ? Landes à fougères, genévriers, progression des noisetiers… Lorsque les milieux ne sont pas pâturés, l‘évolution naturelle prend le relais. A l’occasion d’une petite randonnée en direction du col de Blazy depuis Sentein, découvrez les Trames vertes en vrai et aidez-nous à identifier les pelouses qui se ferment.
Rendez-vous à Sentein à 9h30 (retour au parking vers 14h) au parking du marché (un covoiturage sera organisé pour se rendre sur le lieu de l’animation)
Animation gratuite sur réservation – Prévoir de bonnes chaussures et une tenue adaptée à la météo

Pellets pratique, groupes Facebook français de fabrication

Vu l’augmentation des prix des pellets, les prix ont triplé, des amateurs passionnés et bricoleurs ont décidé de les fabriquer eux même.
Ils ont acheté des broyeurs et des presses à pellets pour cette fabrication artisanale, qui se déroule en trois passes. Broyage grossier, broyage fin et pressage. Les presses venant principalement de Chine avec des importateurs français qui assurent la maintenance.

  1. Initialement, la production était individualiste, chacun achetant ses machines, mais l’inconvénient est que ces machines sont sous-employées, quelques semaines par an.
  2. Ainsi certains se sont regroupés en collectif et association pour mutualiser les machines, pour les faire tourner en permanence.
  3. Un autre inconvénient est que les machines sont en faibles capacités, une machine produisant moins de 100 kg à l’heure. Ainsi se développe l’usage de machines plus puissantes, utilisées par des coopératives (CUMA) ou des agriculteurs avec des prises de force sur les tracteurs.

Quelques groupes de fabrication sur Facebook :

  1. https://www.facebook.com/groups/3194702864178472
  2. https://www.facebook.com/groups/809580076710266/

important: Si les pellets (granulés de bois) se fabriquent généralement avec les résidus de scieries ou branches (rémanents) ou même de bois entiers broyés (râpés), ils peuvent aussi se faire avec les produits du débroussaillage de friches (noisetiers, ronces, robiniers/faux acacias, Miscanthus, herbe, fougères, orties ).
Plus particulièrement dans le Haut-Couserans, celui qui trouve comment valoriser la coupe de noisetiers et de fougères, des anciennes prairies de pâturage en friches,  va faire un tabac!

Les grandes exploitations forestières mécanisées à gros capitaux et machines chères ( abatteuses, broyeurs, … )  sont obligées d’avoir de gros débits pour rentabiliser leurs matériels, avec la tendance de faire des coupes rases ! Mais les pellets produits par ces grosses structures ne sont forcément moins chers et plus compétitifs que ceux produits par de petites entreprises artisanales.

L’exploitation de la biomasse des friches (arbustes, ronces, fougères, herbes), avec la technologie appropriée et à bas cout, permettrait de rentabiliser en partie ou en totalité leurs défrichements.

 

Méthanisation des fumiers et lisiers.

La méthanisation transforme la cellulose, contenue dans les déjections, et dans la paille en méthane, CO2 et aussi SH2 (hydrogène sulfuré) polluant, toxique.
L’intérêt, se débarrasser de ces matières polluantes, souvent laissés à l’abandon dans les petites fermes et souvent aussi à proximité de ruisseaux.

Matière assez humide, donc peu énergétique et pas intéressante pour générer de l’électricité.
Plus le taux de matière organique est élevé, plus le rendement en méthane et, donc en énergie, est important. Les effluents de ferme (lisier et fumier) présentent une efficience limitée. Leur taux de matière organique est relativement faible, de l’ordre de 4 à 8% pour le lisier/fumier de vache.
ça libère l’ammoniaque, qui sent et pollue plus par les gaz générés.
On peut utiliser le CO2 produit dans la fermentation pour le combiner à l’ammoniaque pour faire du carbonate d’ammonium,  un solide soluble dans l’eau qui peut servir d’engrais.
Les nitrates ne sont pas décomposés. Mais ils peuvent être capturés par des cellules échangeuses d’ions.
Pour bien optimiser la décomposition de la cellulose, il vaudrait mieux broyer l’intrant.

Il serait plus intéressant de broyer les déjections solides, pour les rendre plus faciles à manipuler et de s’en servir systématiquement et localement comme engrais, en remplacement des nitrates importés. éventuellement en les transformant en pellets compressés et déshydratés